Texte écrit le lendemain de la finale.
Dès le premier prime, j’avais compris, je le savais. Julien allait gagner : insurclassable, unique ! Hier soir, il a démontré une fois
de plus toute l’étendue de son talent. Tigane, que j’estime énormément et qui fera certainement lui aussi une brillante carrière (je le lui souhaite du fond du cœur), n’a pu que s’incliner.
Julien nous a offert un fantastique voyage dans son univers.
D’emblée, un saut dans un Las Vegas aussi flamboyant que son costume pour nous sidérer dans son numéro de crooner extraterrestre. Qui peut se vanter d’allier autant
de désinvolture et d’humour à une pause de voix aussi lyrique (ici, je fais référence à l’opéra, mais oui, Julien a un superbe timbre de baryton classique) ? Dans le paysage actuel de la musique
française (… voire internationale), personne !
J’étais à peine remise de mes émotions que le Julien rocker débarque comme un ouragan dans mon living. J’ai cru que tout Baltard allait faire un infarctus. Soudain, il faisait torride. Jamais vu
ce genre de prestations en prime time sur une quelconque chaîne ! J’ai cru aussi que Julien n’allait pas se relever à la fin, terrassé par cette onde sismique.
Enfin, en confirmation de ce que j’ai déjà dit (à savoir que l’art de se trouver là où l’on ne l’attend pas est la marque du véritable créatif), Julien s’est transformé en Julien le simple, le
classique, le dépouillé. Dove en fut tellement décontenancé qu’il lui a attribué un rouge. Personnalité déroutante, impossible à suivre que ce Julien ! En réponse (j’allais écrire « claque ») à
tous ses détracteurs qui l’accusent de gesticuler, de grimacer, de hurler pour masquer ses « lacunes vocales », il a posé là, calmement, un joyau musical empreint de sincérité et d’émotion. Mis à
nu, Julien reste Julien, le talent à l’état pur. Ite missa est !!! Et la boucle est ainsi bouclée, celle qui démarre au théâtre par une interprétation sobre et inspirée de « A la faveur de
l’automne » et qui aboutit à ce petit miracle de pudeur et de retenue qui a dû faire regretter à Cloclo du fond de sa tombe de ne l’avoir jamais interprété ainsi.
Julien est davantage qu’une star, c’est un artiste incomparable, incatégorisable (pardonnez-moi la création verbale) et celui qui voudra l’enfermer dans un moule conformiste n’est pas encore né.
Je pense ne pas être la seule à attendre la sortie de son album avec une impatience difficile à contenir (comme le temps va être long, long, long ….) pour pouvoir revivre ad libitum cet état de
grâce qui est la marque du génie.
Par Lucrezia
0
-
Recommander
Texte écrit le jour de la finale, dans l'après-midi.
Julien sera la nouvelle star 2007, je n’ai aucun doute là-dessus, pas plus que sur la longévité de sa future carrière. Il est l’Artiste
au sens le plus noble du terme, celui qui place la créativité au-dessus de toute autre considération. A chaque prime, il m’éblouit, me surprend, m’enchante, me subjugue. Je m’interroge sans cesse
: que va-t’il encore inventer ? L’art de se trouver là où l’on ne l’attend pas est la marque du véritable créatif. Certes, Christophe Willem est également un créatif et il l’a brillamment
démontré, mais Julien possède quelque chose en plus : la folie ! Personnellement, j’adore la folie chez un artiste (Julien me fait penser à un Dali musical). Ajoutons à cela qu’il est un showman
accompli et l’on comprendra pourquoi chacune de ses prestations est un coup de génie.
Au fil des émissions, il a su délivrer une intense émotion, sans jamais verser dans la mièvrerie (charge émotionnelle déjà tellement perceptible lors de sa prestation en solo au Théâtre). Il sait
exactement comment marcher sur la corde raide sans jamais perdre l’équilibre. Il a tout compris de la montée orgasmique d’une chanson. Ne souriez pas d’un air émoustillé ! Rien de trivial ici. Je
m’explique : dans la plupart de ses interprétations, il commence doucement, avec une retenue admirable et une maîtrise vocale qui force l’admiration. Rien de plus difficile que de livrer un son
nuancé, harmonieux et occupant l’espace (comme dirait Marianne) quand la voix reste dans les graves. Peu à peu, la tension monte, mais Julien garde la main haute sur sa prestation. Il nous fait
languir, il retient sa fougue, nous n’attendons plus qu’une chose : qu’il crie enfin ! (exercice dans lequel il excelle, rugueux sans jamais écorcher nos oreilles). Quand arrive fi-na-le-ment le
moment où il se déchaîne, c’est l’extase ! Orgasmique, je vous le disais (mais uniquement métaphoriquement, total respect !).
Chacune de ses interprétations me rappelle invariablement une phrase de … (et là, je vais faire mon André Manoukian), je disais donc une phrase de Baudelaire : « Tu m’as donné ta boue et j’en ai
fait de l’or ». Non pas que toutes les chansons interprétées par Julien soient de la boue au départ, loin s’en faut, mais il connaît les secrets pour métamorphoser de simples refrains pour
midinettes en purs joyaux créatifs.
Julien avait peur, tellement peur de vendre son âme au grand Satan cathodique, mais c’est tout l’inverse qui se produit. Il insuffle un immense supplément d’âme (et quelle âme !) à l’univers
aseptisé, rigidifié et conformiste de la télévision. Grâce à lui, la petite lucarne a retrouvé une dignité depuis longtemps perdue. Julien, le magicien, a mis le monde dans son chapeau et nous en
a restitué la beauté. Merci.
Par Lucrezia
0
-
Recommander
Commentaires Récents