La mort m’a toujours fait peur
Mais si la mort a ta voix
Une caresse sonore, un apaisement
Mais si la mort a tes yeux
Un azur d’oubli pour noyade sans regret
Mais si la mort a tes lèvres
Abandonnées au souffle d’un dernier baiser
Mais si la mort a tes mains
Pour guides du passage, messagères de la nuit
Mais si la mort a tes bras
Fermes et rassurants, une amoureuse étreinte
Mais si la mort a ta peau
Soyeuse et diaphane, vibrante à mon désir
Mais si la mort a ta douceur
Une invitation sans violence, un berceau où poser mon fardeau
Mais si la mort a ton abandon
Offrande absolue à mon rêve ultime
Mais si la mort a ta beauté
L’Art miraculeusement fait chair, l’indicible perfection
Alors, je n’ai plus peur
(*) J’espère que Baudelaire ne m’en voudra pas d’avoir détourné sa formulation.
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